Bali

Fin du séjour à Ubud (Part. 2)

Nous revoilà, avec pas mal de retard mais nous avons une bonne excuse puisque je vous écris de France ! Je me replonge donc avec vous sous le soleil de Bali pour vous raconter la fin de notre séjour à Ubud en famille.

Jour 4 : Matinée autour d’Ubud

Rizières Ubud Tegallalang

Avec les ratés lors de la journée vélo de la veille, la compagnie du Cycling tour a mis à notre disposition un chauffeur pour la matinée du lendemain. Ce 15 octobre à 9h, nous rencontrons donc Yande notre adorable chauffeur privé balinais.

A 30min d’Ubud, nous arrivons aux rizières Tegallalang. Ces rizières en terrasses sont une parenthèse verte au milieu de la ville. C’est sublime. Bien qu’une participation soit demandée à l’entrée, nous avons encore été sollicités lors de « barrages d’accès ». En effet, ces terres appartiennent à différents paysans qui demandent chacun de payer pour accéder à sa parcelle.

Puis, nous nous rendons dans une plantation de thé et café. Typique à Bali, l’activité consiste, après avoir observé les différentes étapes de production, à déguster une dizaine de thés et cafés aux différentes saveurs. Ici, la star est le café Kopi Luwak, longtemps considéré comme le café le plus cher au monde. Le site est superbe. La boutique à la fin de la visite nous a permis de ramener des souvenirs à nos proches.

A seulement 20min de là, nous arrivons au temple Tirta Empul. Cette source sacrée accueille chaque jour de nombreux pèlerins qui viennent se baigner dans ses bassins pour s’y purifier. C’est affublé d’un sarong que nous pénétrons sur le site. Si culturellement, ce lieu est intéressant à découvrir, il n’est architecturalement parlant pas le plus attrayant.

Enfin, le dernier spot de notre matinée : le temple Gunung Kawi. Coup de cœur sur ce temple datant du XIéme siècle. Pour y accéder, il faut descendre les marches jusqu’à une rivière. Ce temple se distingue par ses immenses statues taillées dans la pierre. D’autant plus impressionnant que le site se trouve en pleine nature, à la lisière d’une forêt tropicale.

De retour à Ubud, nous réservons un massage balinais pour mes parents et moi. Le massage d’une heure coûte 9€ et le service est tout à fait à la hauteur. Un bon moyen de terminer la journée en douceur.

La minute culture :

Une pause s’impose pour parler du café Kopi Luwak.

Spécialité de Bali, le Kopi Luwak fut un temps le café le plus cher au monde. Une tasse coûte en moyenne 60€ ! Cela s’explique par un processus de fabrication pour le moins original : Le Kopi Luwak est en effet produit à partir des excréments d’un petit animal nommé civette ! Ce dernier qui se nourrit principalement de fruits, consomme les cerises du caféier. Puis il élimine le grain qu’il ne digère pas. Une fois les excréments récupérés, on extrait et nettoie les grains qui donnent, d’après les connaisseurs, un café sans amertume.

Pour découvrir comment ce café est passé du café des pauvres au café le plus cher au monde, mais aussi pourquoi je m’oppose à son achat, le blog Yummy-planet explique tout ça bien mieux que moi.

 

Jour 5 : Journée dans la région d’Ubud

Temple Taman Ayun à Bali

Ravis de notre expérience de la veille avec notre super chauffeur Yande, nous réitérons l’expérience de la visite avec conducteur ce cinquième jour.

Nous partons tôt le matin pour le temple de Taman Ayun Temple à 50min d’Ubud. Sous un ciel mitigé, nous découvrons cet immense édifice qui a la particularité d’être entouré d’eau. A l’entrée, il faut payer 20 000 IDR/personne. L’architecture est comme toujours dépaysante et le jardin autour des constructions est bien entretenu. Pour autant, ce temple ne nous a pas semblé incontournable.

Après 1h30 de route, nous atteignons enfin les rizières de Jatiluwih. Ces rizières emblématiques de Bali sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le prix est tout de même de 40 000 IDR/personne + 5 000 IDR pour le véhicule mais les paysages sont exceptionnels. Malheureusement pour nous ce jour-là, après une éclaircie, nous finissons la promenade sous la pluie en nous empressant de rentrer à la voiture.

Vers 13h nous arrivons ensuite au temple Ulun Danu. Le prix d’entrée sur le site est de 50 000 IDR/personne. Yandee nous amène dans un restaurant-buffet bien plus cher que tous nos warungs et qui s’avère également le plus mauvais restaurant que nous ayons fait à Bali. Après mangé, la visite du site est une déception. Le lieu est très touristique et sans intérêt en dehors de la vue sur le temple qui est tout petit.

Enfin la journée se termine par une marche jusqu’à une cascade. Nous avons eu du mal à trouver car rien n’est indiqué. Là encore, un prix d’entrée est à verser mais il est minime. La cascade est dans un beau cadre, en pleine nature. Il y a peu de monde mais nous ne nous attardons pas : 2h seront nécessaires pour rentrer à Ubud.

 

Jour 6 : Montée au sommet du volcan Batur

Sommet du Mont Batur Bali

C’est par hasard que j’ai appris que Marion, une vieille amie, se trouvait également à Bali à cette période. Pour ce dernier jour à Ubud, nous avons décidé tous les cinq de relever un défi : monter au sommet du volcan Batur qui culmine à 1717 mètres d’altitude au Nord-Est de Bali.

Pour 350 000 IDR/pers nous avons eu : le chauffeur pour nous amener et nous attendre, le guide, le petit déjeuner au sommet du volcan.

Nous voilà levés à 2h du matin pour partir avec notre chauffeur aux pieds du volcan. Pour gravir le volcan, un guide est fortement recommandé. Non pas que l’ascension soit complexe mais plutôt que les balinais prennent mal que l’on ne rémunère pas un guide pour cela.

Il nous faudra 1h30 pour atteindre le sommet. Il y a tant de monde que les torches des marcheurs ressemblent à une queue-leu-leu de lucioles dans le noir de la nuit. Le guide nous impose un rythme dynamique, pas forcément facile à suivre.

Une fois en haut, on s’installe dans un coin pendant que notre guide prépare un petit-déjeuner. Il fait très froid au sommet du volcan. Pas de chance pour nous, le ciel est couvert et nous ne profiterons que d’une courte éclaircie pour observer la vue unique qu’offre le Mont Batur au lever du soleil. Mais quelle vue !

Après l’effort, le réconfort !

La descente se fait de jour et est plus simple bien qu’un peu glissante.  Nous nous arrêtons dans des sources d’eaux chaudes aménagées en grands bassins. Le prix d’entrée est un peu élevé mais ce moment de détente en vaut la peine. D’autant que la vue est superbe !

Il est déjà temps de rentrer sur Ubud. Après un après-midi de repos, nous retrouvons mon amie Marion dans un petit restaurant presque caché au centre d’Ubud. Le lendemain, il est temps pour mes parents de rentrer en France. Mais pour nous, l’aventure continue à deux…

 


Pour l’anecdote :

  • Le prix que nous avons payé pour l’ascension du volcan Batur (350 000 IDR) peut paraître colossal. Mais cela ne correspond qu’à une vingtaine d’euros par personne grâce à Marion qui nous a eu de bons prix.
  • Il arrive que des touristes mal renseignés se lancent dans l’ascension du volcan sans guide. Ils peuvent être repérés et agressés par les locaux pour qui cette activité représente un vrai travail.
  • Durant notre séjour, le plus grand volcan de Bali, le Mont Agung (3031 m) s’est éveillé. Les autorités craignaient une irruption imminente qui a vraiment failli compliquer notre séjour. Notamment concernant mes parents, frileux à l’idée d’être confrontés à cette force de la nature. Finalement, le Mont Agung est resté calme. Par sécurité, plus de 150.000 locaux avaient été évacués.

 

 

Canard Ubud Bali
Canard Ubud Bali
Nos voisins à Ubud, les canards.
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Written by lesblog-trotteurs in 2 mars 2018 / 1417 Views

2 Comments

  • Mélanie 2 mars 2018 at 17 h 36 min

    Encore un super article et je suis toujours aussi passionnée par vos minutes cultures et anecdotes.
    On a vraiment l’impression d’y être et de nous aventurer à vos côtés dans cette culture balinaise ! Merci.
    Les photos sont aussi fabuleuses, vous aviez un bel appareil non ? Puis-je avoir la référence ?

    Reply
    • lesblog-trotteurs 10 mars 2018 at 16 h 18 min

      Merci beaucoup Mélanie :). Nous espérons te faire voyager de ton bureau parisien le temps de la lecture d’un article.
      Nous utilisions deux appareils pour les photos : la Gopro pour son grand angle (utile pour les paysages) et un appareil Sony type compact. Mon bridge était resté en France car trop encombrant !

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